
Si l'aménagement des horaires ou la mise en place de crèche
d'entreprise semblent autant d'idées à la mode, les mesures réellement
mises en place ne sont pas encore à la hauteur des attentes des
salariés.
Est-il aujourd'hui plus facile d'être à la fois parent et salarié ?
Oui si l'on constate que la problématique du stress au travail a, par
ricochet, mis la question de la conciliation des vies familiale et
professionnelle au cœur des préoccupations des DRH. Pas nécessairement
si l'on s'en tient aux faits, car les entreprises peinent parfois à
mettre concrètement en œuvre leurs bonnes intentions.
Pour
Jérôme Ballardin, président de l'Observatoire de la parentalité en
entreprise, l'indignation collective qui a succédée aux suicides chez
Renault ou France Télécom a généré « une vraie prise de conscience que le
salarié trouve son équilibre au sein de différentes sphères,
professionnelles et privées ». Et au-delà des mots, les plans d'actions
par la suite conclus dans les entreprises, à la demande du gouvernement,
ont permis « de graver dans le marbre des engagements en matière
d'égalité professionnelle, qui ont eu des répercussions sur la gestion
de la vie familiale des salariés », explique Denis Monneuse, expert chez
Entreprise & Personnel.
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L'Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE) poursuit
lentement mais sûrement son chemin. Créée il y a deux ans dans le but de
faciliter le quotidien des « parents salariés », l'association qui compte
150 entreprises engagées sur le sujet, a lancé ce mardi son club
Crèches et entreprises, sous l'égide du ministère du Travail. C'est en
présence de Xavier Darcos que 60 entreprises déjà largement avancées sur
la question, ont signé la charte. Parmi elles, Areva, Total, PSA, BNP
Paribas, Sagem, Générale de Santé, Orange, mais aussi des PME comme
Cuisines Schmidt et Chicorée Leroux.
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