Après 4 ans d’attente, l’ARSEG a remis à jour son étude socioéconomique sur l’environnement de travail. Connaissances sur la profession du Directeur Environnement de Travail (DET), définition du périmètre d’action, place occupée dans l’entreprise, cette nouvelle édition 2016 prend toute la mesure des évolutions de la profession.

Toujours plus de valeur ajoutée, de performance, et donc de poids stratégique

Le premier constat de cette étude est la progression globale de l’environnement de travail sur le chemin d’une fonction toujours plus reconnue. Des mutations, déjà entamées ou nouvelles, l’indiquent : le niveau des qualifications de ses individus, le niveau de leurs responsabilités et le poids économique s’élèvent. Malgré la perpétuelle quête de réduction des coûts, l’environnement de travail continue de créer de la valeur ajoutée, et d’être ainsi un levier de performance pour l’activité. En cela, le métier s’éloigne de l’époque – révolue – où l’on pouvait se cantonner à une « bonne gestion » des aspects matériels et de service.

L'étude montre que l'environnement de travail (ex.services généraux) est un secteur financièrement et socialement important pour l’économie française puisqu’il représente en 2016 un marché de 117 milliards d’euros (hors loyer) et génère plus d'un million d'emplois directs, non délocalisables.

Une professionnalisation renforcée

La professionnalisation du métier se fait selon plusieurs axes : l’âge, l’expérience, la rémunération, nombreux sont les indicateurs soulignant le passage du métier vers une fonction à haute responsabilité. En premier lieu, le niveau de formation a grimpé : une majorité des professionnels de l’environnement de travail disposent d’un diplôme de niveau Bac +5 ou supérieur (43%). L’âge et l’expérience des DET confirment cette prise de maturité avec un âge moyen en augmentation (48 ans) et une expérience qui passe à 21 ans en moyenne. La valeur des DET se traduit aussi en termes de rémunération : la progression de 11% mesurée sur les 8 dernières années va bien au-delà de l’accroissement « naturel » des salaires sur la période. Toutefois, il est à préciser que celle-ci est fortement corrélée à d’autres critères, comme la superficie du périmètre géré.

Plus de responsabilités confiées et des modes de gestion qui évoluent

En raison d’une rationalisation continue des coûts de fonctionnement, les responsabilités des DET se sont étendues pour un budget à peu près constant. Des phénomènes extérieurs ont régulièrement permis le rattachement de responsabilités à son périmètre : ruptures de marché, élévation des contraintes législatives, nouvelles politiques de développement durable, etc. Aujourd’hui, près de trois quarts des DET gèrent l’exploitation immobilière et les services aux utilisateurs, véritable cœur du métier. La moitié intègre la gestion immobilière et près d’un tiers les aspects de mobilité. Les thématiques de développement durable, prévention santé des collaborateurs, nouveaux mode de travail, digitalisation sont entre autres des sujets prenant toujours plus de poids.

Place et légitimité dans l’entreprise : des relations nécessaires avec les autres directions autour de projets communs

La représentation ou le rattachement aux instances de direction (direction générale ou secrétariat général) se retrouvent chez 38% des DET sondés. De là, il est aisé de déduire que le potentiel de performance de l’environnement de travail est pris en compte dans la stratégie. Une autre vision possible consiste à rattacher l’environnement de travail aux ressources humaines (36% des cas), étant donné le lien consubstantiel de ces deux directions. Néanmoins, il est fort à parier qu’il existe autant de variantes que d’entreprises en fonction de leur culture d’entreprise ou de leur secteur d’activité.

De fait, les collaborateurs de l’environnement de travail se doivent aujourd’hui de travailler avec leurs directions « sœurs » compte tenu de la préférence généralisée pour un travail en projets partagés (projets inter-directions, 64% des réponses). Sur la dimension verticale, les DET, de par leur métier, sont amenés à dialoguer avec l’ensemble de leurs clients internes et d’écouter – et être entendus par –la direction générale. Il sert aussi parfois d’ « intermédiaire social » sur les questions de conditions de travail dès lors qu’il siège au CHSCT, comme pour 68% des DET interrogés.

 

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